17 heures : premier bilan
Le COS apprend auprès du responsable du Service de sécurité incendie d'Aéroports de Paris (ADP) que l'appareil comportait 109 passagers et membres d'équipage. Les secours du SDIS 95 et de la BSPP continuent d'affluer sur les lieux. Le préfet confirme au CODIS le déclenchement des deux niveaux du plan rouge et l'informe de l'activation du Centre opérationnel de défense à la préfecture avec des représentants du SDIS, de la police, de la gendarmerie et de la DASS. La BSPP, dont les moyens sur les lieux lui ont aussi confirmé la situation, demande alors si elle doit engager le deuxième échelon de son plan rouge. Le CODIS 95 lui répond par la négative, compte tenu des secours déjà engagés. Sur le site, l'achèvement des reconnaissances confirme l'absence de survivants parmi les occupants de l'appareil. Aucun autre blessé n'est découvert, mais le fils de la gérante de l'hôtel sur lequel l'avion s'est écrasé apprend aux secours que quatre employées travaillaient à l'intérieur au moment du crash sont introuvables. Un PC de site est mis en place, intégrant celui de la BSPP qui coordonne ses moyens propres. Le colonel G., DDSIS du Val d'Oise, prend le commandement des opérations de secours et confie la directions des secours médicaux au médecin lieutenant-colonel D., de la BSPP, puis au docteur M.G., directeur du SAMU 95. Les autorités et les fonctionnaires des nombreux services publics mobilisés sont accueillis dans le vacarme des manoeuvres d'engins et du ballet des hélicoptères. L'attaque massive renforcée par la lance-canon d'un sixième véhicule d'ADP, diminue l'intensité du foyer. Les fumées, rabattues horizontalement par le vent, impose le port de l'ARI. Trois grosses lances supplémentaires sont mises en oeuvre à partir de la RN 17 par le FDGP de Villiers-Le Bel, alimenté par une ligne de 110 mm sur un poteau à 500 mètres. Près d'une heure après le crash, 6 lances-canons mousse (3 à 6000l/mn, 2 à 1800l/mn et une à 3000 l/mn), 4 LDV et quatre gosses lances sont en action. Deux CCF sont en plus engagés pour enrayer la propagation aux chaumes voisins.